Des images de Chine, d’Haïti, de Tanzanie, de Russie ou du Brésil, c’est bien joli. Mais rien ne doit être laissé au hasard.

Comment faire les bonnes images et surtout comment organise-t-on un voyage pour les faire lorsqu’on est un photographe professionnel ?

Le voyage pour un pro

Pour ramener des images de l’autre bout du monde, à coup sûr, il n’y a pas de mystère, il faut être organiser et anticiper les aléas du voyage.  Nous allons voir dans une série de trois articles différents temps forts du voyage d’un professionnel :

  • Le voyage aller
  • Une journée de shoot typique
  • Le voyage retour

Rentrons tout de suite dans le vif du sujet avec le voyage aller.

Départ en reportage

Partir en reportage ne sert à rien si l’on arrive pas avec son matos de prise de vue. Mais lorsqu’on part en avion il est quasiment impossible d’embarquer tout son matériel en cabine. La première phase d’organisation consiste à diviser le matériel en deux parties : ce qui part en soute et ce qui part en cabine.

J’adopte une règle simple : prendre en cabine tout ce qui permet de shooter pendant 3 à 4 jours. En adoptant cette règle on pallie le problème des bagages de soute qui s’égarent et mettent un peu de temps à arriver à bon port. Voici une liste quasi-exhaustive de ce que j’emmène en cabine à l’aller si je pars faire uniquement des photos. J’ai mis un * après les équipement que je n’emmène pas si je fais un reportage photo / vidéo.

Avec ça, je suis sûr de pouvoir travailler en arrivant sur le terrain. Je mets tout cela dans un sac à dos d’assez grande capacité, sauf les trépieds.

Pour le reste, je prends une pelicase 1510, ni trop grande (et donc trop lourde – et encore plus légère avec la nouvelle venue 1535) ni trop petite pour emmener le reste. Le reste c’est un second boitier, un 50 mm, une ou deux batteries de plus, des piles pour les flash, quelques pinces pour accrocher les flash, des supports pour les flash, un bras magique, un trépied pour l’appareil et un trépied lumière.

Il reste une étape : réussir à rentrer dans l’avion.

Autant la soute est rarement un problème si les conditions d’accès sont de 2 bagages en soute de 23kg, autant rentrer en cabine avec un bagage qui pèse entre 14 et 16kg peut être un peu problématique. Personnellement j’ai la « chance » de partir sur commande pour de grandes ONG et donc avec un ordre de mission internationale ou de voyager avec ma carte de presse. Dans les deux cas, à l’embarquement j’explique posément ma situation et dans 99,9% des cas: tout se passe bien. Pour les 0,1% restant, il faut du talent pour arrondir les angles et rentrer quand même dans l’avion.

Dans le prochain article nous verrons comment se passe une journée de prise de vue sur le terrain.

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