Le célèbre photographe Marc Riboud, connu pour ses reportages dans le monde entier et notamment en Chine, est décédé mardi 30/08/2016 à l’âge de 93 ans.

C’est aujourd’hui que sa famille annoncée par voix de presse que Marc Riboud était décédé des suites d’une longue maladie mardi.

Marc Riboud, photographe incontournable

Né en 1923 à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, Marc Riboud commence à s’initier à la photographie grâce à un cadeau de son père, un Kodak vest pocket; il a 14 ans. Sa carrière de photographe professionnelle débute il y a plus de soixante ans. C’est dans le magazine Life, en 1953, qu’il obtient sa première publication. Il s’agit du cliché mythique d’un ouvrier en équilibre sur la structure de la tour Eiffel, Le Peintre de la tour Eiffel. Elle restera l’un de ses clichés les plus connus. Autre fait marquant de sa carrière, La Fille à la fleur, qui immortalise une militante contre la guerre du Vietnam face à des soldats en arme devant le Pentagone. Un image de l’année 1967.

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Paris, 1953. Le peintre, surnommé Zazou, est à son aise, j'avais le vertige chaque fois qu'il se penchait pour tremper son pinceau..

Marc Riboud - 1953

Mais au delà de la France et des Etats-Unis, Marc Riboud parcourt le monde pour l’agence Magnum. Il y entre, invité par Henri Cartier-Bresson et Robert Capa. Président de l’agence entre 1974 et 1076, il la quittera en 1979, déclarant qu’il « n’aime pas la compétition pour la gloire » qui s’y développe.

Marc Riboud parcourt le monde

Ingénieur de formation il devient photographe de voyage. Après un premier reportage en Yougoslavie, sur les conseils de Robert Capa, il quitte l’hexagone pour l’Angleterre et photographie pendant un an les villes de Londres et Leeds qui se relèvent lentement de la guerre.

C’est en 1955, qu’il prend la route à Istanbul et traverse l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan pour atteindre l’Inde. Il y restera une année avant d’obtenir son visa pour la Chine. C’est en 1957 qu’il y effectue son premier long séjour. En 1958 il termine son voyage en Extrême-Orient par un séjour au Japon qui sera avec Women of Japan le sujet de son premier livre. Il reprend à nouveau la route à partir de l’Alaska en hiver 1958 jusqu’à Acapulco.

On le retrouve sur les processus d’indépendances en Algérie et en Afrique subsaharienne dans les années 1960. Il fait parti des rares photographes à réaliser des reportages dans le sud et le nord du Vietnam entre 1968 et 1969.

Marc Riboud et la Chine

Après son premier voyage de 1955, c’est en 1965, qu’il retourne en Chine et photographie les prémisses de la révolution culturelle et publie Les Trois Bannières de la Chine. C’est le début d’une véritable passion pour ce pays. Je me souviens avoir travaillé avec sa tireuse chez Central Color alors que je préparais des clichés pour une exposition sur la Chine au Leica Store de Paris. Et elle me confiait l’amour de Marc Riboud pour les paysages brumeux de Chine.

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