Au début de l’année 2014, une série de décès inexpliqués au sein d’une même cellule familiale, dans un village situé à quelques kilomètres de Macenta, retiennent l’attention des autorités sanitaires: les symptômes qu’ont présentés les malades, vomissements, diarrhées sanguinolentes, fièvres anarchiques, ne correspondent à aucun mal connu, dans cette région reculée de Guinée. Les diagnostics de paludisme ou de choléra semblent erronés. Une mission d’investigation de la « maladie mystérieuse »  est bientôt conduite par les services guinéens chargés de la surveillance et de la déclaration épidémique : les échantillons sanguins prélevés sur un jeune homme quelques heures avec son décès sont envoyés au laboratoire Pasteur de Lyon. Les résultats d’analyse tombent le 21 mars : ce sont les premiers cas confirmés d’Ebola souche Zaïre en Afrique de l’Ouest.

Au cours des mois qui vont suivre, la préfecture de Macenta sera, sur les trente-trois préfectures du pays, celle qui paiera le plus lourd tribut à la maladie : sur les 2200 victimes d’Ebola recensées en Guinée au cours de la première année de l’épidémie, plus de 500 décès seront dénombrés à Macenta. A la mi-novembre 2014 ouvre enfin le centre de traitement Ebola (CTE) que toute la préfecture attend. Opéré par la Croix-Rouge française, financé par l’Etat guinéen dans le cadre d’un accord avec la France sur l’annulation de sa dette, grâce à un montage porté par l’Agence française de développement, le CTE a une capacité de 40 lits.

Dans les semaines qui suivent son inauguration, plusieurs dizaines de patients y sont accueillis. L’isolement des malades, leur traitement médical, et la sécurisation des enterrements par la Croix-Rouge guinéenne, contribuent à casser des chaînes de transmission, et à réduire la virulence de l’épidémie.

En mars 2015, le Centre de traitement de Macenta est vide : l’épidémie s’est progressivement déportée vers des villes comme Forécariah ou Coyah, en Guinée maritime, et la capitale Conakry. Sa capacité d’accueil a été réduite, mais les équipes restent en veille, prêtes à faire face à la survenue de nouveaux cas.


Nicolas Beaumont, photographe indépendant, a couvert pour le compte de la Croix-Rouge française le travail humanitaire réalisé à Macenta depuis novembre 2014, aussi bien au niveau du centre de traitement que des communautés villageoises. Quelques-uns de ses clichés, réalisés dans des conditions difficiles, au plus proche du terrain et du quotidien des malades et des soignants, sont ici exposés. Fuyant la mise en scène ou le sensationnalisme, ils visent à montrer ce qu’a été la lutte contre l’épidémie Ebola à Macenta, au cours de l’automne 2014.

10/05/2015 : Journée médicale de Conakry – Conakry

14/07/2015 : Résidence de l’Ambassadeur de France en Guinée – Conakry

20/09/2015 : Journée du patrimoine, Croix-Rouge française – Paris

29/10/2015 : Ministère des affaires étrangères et du développement international – Paris

13/11/2015 : Village de la semaine de la solidarité internationale – Lyon

Contact : nicolas@nicolas-beaumont.com | +33 6 70 71 02 00

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