L’association Jungleye a lancé un projet de photographie participative, initié en novembre 2015 par la photographe Séverine Sajous, au sein du camp de réfugiés de Calais en France, appelé la « Jungle ». A travers l’apprentissage ludique de la photographie, les migrants « révèlent » leur propre vécu.

Jungleye, un regard sur la migration

A partir de ces clichés à la fois touchants, durs, amusants, voire comiques sont réalisées des cartes postales, chacune légendée par son photographe. Cette double narration leur permet, un tant soit peu, de décharger leurs émotions et de dévoiler le regard marginalisé qu’ils portent sur le monde. Ce support « migratoire » dédramatise l´exil en lui donnant une touche « touristique » ironique. Les cartes postales, surnommées « Wish we weren´t here », recréent ainsi une mémoire visuelle du Voyage de leur vie.
Dans un contexte socio-politique sensible quant aux questions migratoires, ces cartes permettent d’amorcer un premier pas vers l’Autre, à distance, à l’instar d’une correspondance.

En février, Jungleye a migré de Calais au camp de réfugiés de Zweibrücken en Allemagne. Les cartes postales qui y sont réalisées font écho à celles  « made in jungle » : ici, « We have lot of work », « We are warm ». Une mise en dialogue des personnes – en migration ou non – par le biais de cartes postales éclot. Voilà pourquoi Jungleye souhaite continuer à retracer – « à l’envers » – cette mémoire transitive de l’exil depuis l’Europe jusqu’aux pays d’origine et ainsi esquisser l’évolution des espoirs, des attentes, des frustrations, des imaginaires en (dé)construction.

Jungleye à la MP en pratique

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