Longtemps l’accessoire indispensable, le posemètre est devenu de moins en moins usité avec les années. Mais qu’en est-il aujourd’hui, en 2016 ?

Schématiquement un posemètre mesure une quantité de lumière (soit incidente, soit réfléchie) et transforme cette mesure en paramètres de prise de vue. Nous traiterons aujourd’hui des posemètres externes, quoique, vous le verrez en fin d’article.

Un peu d’histoire

C’est à la fin du 19ième siècle avec les progrès de l’ingénierie électrique que les premières solutions de mesure automatique de la lumière ont vu le jour. C’est en 1883 que l’américain Charles Fritts mis au point la première cellule au sélénium fonctionnelle (Fritts, C. E. (1883). « On a New Form of Selenium Photocell ». American Journal of Science.). Le principe est, grâce à une couche de sélénium montée sur une plaque, de transformer la lumière (id. l’énergie lumineuse) en courant électrique. Si le procédé de Fritts fonctionne, il souffre d’un handicap le rendant impropre à  un fonctionnement pratique, la quantité d’électricité produite est infime et l’amplificateur nécessaire pour le détecter ne permet pas de l’embarquer dans un appareil portatif.

Il faut attendre le début du 20ième siècle et en particulier les évolutions de la première guerre mondiale pour voir apparaitre un nouveau procédé : la cellule Gripenberg.

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Gossen Blendux
Gossen Blendux

C’est une quinzaine d’années plus tard que le première « posemètre » ou « photomètre » fabriqué et vendu par J. Thomas Rhamstine de Détroit. En 1931 une publicité en fait la promotion dans la revue Home Movies. A peu près à la même époque un autre appareil, le Alnico fabriqué par le japonais Tokushichi Mishima utilise une autre technologie qui ne nécessite pas de batteries. Autre pionner de la mesure de la lumière pour le cinéma ou la photographie, le Gossen Ombrux (d’origine allemande) et le Weston 617. C’est d’ailleurs ce dernier qui est considéré comme le premier posemètre pour photographe, en plus de la mesure de la lumière, l’appareil est muni de règle à calcul.

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Weston 617
Weston 617

D’objets portables, les posemètres ou cellules, sont devenus intégrés à nos appareils photo. La mesure automatique de l’exposition est l’œuvre des posemètres internes des appareils photo. Toutefois la mesure avec une cellule externe peut toujours s’avérer nécessaires sur des scènes très contrastées par exemple.

Les marques du marché

Aujourd’hui le marché des posemètres traditionnels est globalement partagé entre deux acteurs principaux :

Sekonic  L- 478D LiteMaster Pro Posemètre à écran tactile sans émetteur Radio

Gossen Sixtomat F2

Il existe d’autres marques comme : Kenko, Aspen ou Voigtländer.

Kenko KEB-KFM220 Flashmètre luxmètre KFM-2200

Les gammes de prix sont extrêmement large, la plupart des modèles haut de gamme étant aussi des flashmètres, c’est à dire des appareils capables de mesurer la lumière d’un éclair de flash.

Les solutions modernes

En 2016 la donne a fortement changé, les cellules sont toutes intégrées dans nos appareils photos et donc dans nos smartphones. En effet pour exposer correctement les photos, les téléphones portables embarquent un système de mesure de la lumière, il en résulte des applications, pour la plupart gratuite qui transforme votre smartphone en cellule portable. Idéal pour utiliser de vieux appareils photo et de vieux objectifs.

Quand je travaille en argentique j’utilise soit ma cellule portable, une Gossen F2, soit deux applications sur Android :

La différence entre la Gossen et mon téléphone, clairement le prix ! Mais pas uniquement, heureusement. La Gossen F2 me permet aussi de mesurer la lumière de mes flash et donc de travailler avec la lumière ambiante et un ou plusieurs flash précisément. Mais pour une mesure de la lumière ambiante, la solution « smartphone » est tout à fait fonctionnel.

En savoir plus sur les posemètres

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