Gerda Taro, la photographe oubliée
« Photographe germano-juive (1910-1937), première femme photographe morte au front, longtemps éclipsée par Robert Capa. »

Née Gerta Pohorylle à Stuttgart, militante antifasciste, Gerda Taro fuit l'Allemagne nazie pour Paris en 1933. Elle y rencontre André Friedmann, lui apprend à se vendre comme photographe et invente avec lui le pseudonyme « Robert Capa ». Eux-mêmes prennent les noms d'« Endre Friedmann » et « Gerda Taro ».
Couple et duo de reportage, ils couvrent la guerre civile espagnole en 1936-1937 — Cordoue, Madrid, le front de Brunete. Taro publie sous son propre nom dans Vu, Regards, Ce soir. Ses images de la défense républicaine, longtemps confondues avec celles de Capa, n'ont été correctement attribuées qu'au XXIᵉ siècle.
Le 25 juillet 1937, en quittant Brunete sur le marchepied d'une voiture, elle est écrasée par un char républicain dans la confusion d'un repli. Elle meurt à 26 ans. Funérailles solennelles à Paris, organisées par le PCF. La « valise mexicaine », redécouverte en 2007, contient des centaines de ses négatifs.
