Jacques Henri Lartigue, l'enfance en images
« Photographe français (1894-1986), il a photographié sa Belle Époque familiale dès huit ans avec une fraîcheur jamais démentie. »

Lartigue reçoit son premier appareil à six ans, prend ses premiers tirages à huit. Fils de famille fortunée, il photographie son frère Zissou inventant des planeurs, des bobsleighs, des skis nautiques avant l'heure. Ses parents organisent des courses automobiles à Auteuil, des matchs de tennis, des promenades au bois — il y est, photographe précoce.
Toute sa vie, il continuera. Mais ce ne sera qu'en 1963, quand le MoMA expose ses photos de jeunesse à 69 ans, qu'il sera reconnu comme photographe. Pendant 60 ans il s'était cru peintre — il l'était aussi — la photographie n'étant qu'un loisir. La revue Life en fait sa couverture la même année.
Son don pour saisir le mouvement — voitures, sauts, embruns — annonce Cartier-Bresson de plusieurs décennies. Il fait don de son fonds à l'État français en 1979, environ 110 000 négatifs. Mort à 92 ans, Lartigue laisse l'œuvre photographique d'enfance la plus complète et la plus légère du XXᵉ siècle.
